Judith Hamann

Aunes

(Shelter Press)

 date de sortie

14/03/2025

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Judith Hamann / Shelter Press

 liens

Shelter Press

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Après l’avoir vue en concert (soit aux côtés de Mette Henriette, soit en solo pour une soirée du GRM), il était temps de rendre compte d’un album de Judith Hamann, active depuis plusieurs années sur disque, avec des parutions sur un grand nombre de labels, jusqu’à Shelter Press qui l’accueille pour cet Aunes et sa quarantaine de minutes. Ainsi qu’on l’avait relevé il y a un an et demi à la Maison de la Radio, l’Australienne aime accompagner son jeu de violoncelle d’ingrédients glanés précédemment, accouplés à ses longs aplats pour un résultat plutôt lancinant et inquiétant.

Au reste, le violoncelle se fait même parfois difficile à identifier, positionné au même niveau que des sifflements, tapotements, craquèlements, souffles, captations (dont celles faites dans une maison de retraite toscane, au sud de Florence : conversations de résidentes et cigales) ou quelques vocalises. De fait, il nous est signalé que c’est la première fois que Judith Hamann utilise sa voix sur un de ses enregistrements, ici limitée à des notes tenues, tout aussi profondes et étirées que peuvent le donner les passages de l’archet sur les cordes de son instrument fétiche.

Apportant, en outre, un peu plus de corps à ses compositions (Schloss, Night), cet apport vocal s’affirme au fur et à mesure du disque, jusqu’à trouver une place tout à fait pertinente et équilibrée dans le caudal Neither From Nor Towards, long de seize minutes, et dans lequel violoncelle et voix sont les seuls intervenants. La dilatation du temps y est possiblement un peu trop marquée, mais il faut prendre ce dernier titre comme le contrepoint du reste de l’album, avec ses morceaux moins longs et moins arides que ceux où des composantes micro-électroniques sont présentes. Tout cela constitue, ainsi, un ensemble plutôt bien pensé et qui confirme les qualités développées sur scène.

François Bousquet
le 17/04/2025

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