25/10/2006
Point Ephémère,
Paris
La première partie est assurée par Bronze, groupe qui combine chant et bidules électroniques. Le spectacle est assuré par un énergumène en poncho argenté qui triture des boîboîtes à potentiomètres en se contorsionnant dans tous les sens. Le batteur, Brian Hock, oeuvre dans le style "basique mais efficace" (en gros comme une boite à rythmes). Par ailleurs, sous le nom de Claws, il commence à se faire remarquer en remixant Drop The Lime et en préparant son premier album pour Tigerbeat6. À mi-concert il se rend compte qu’il peut sûrement être plus utile ailleurs, et vient jouer du clavier en front de scène. Les morceaux commencent comme des hymnes glam-rock, et il suffit d’un clin d’oeil complice avec le chanteur pour cesser la parodie et les faire dévier vers une no-wave tres connotée eighties (ce qui est un résultat bien plus heureux).
Puis Erase Errata enchaîne avec un set très brut. Depuis quelques temps (et le départ d’une guitariste), le groupe est réduit à la formation minimale guitare-basse-batterie, ce qui accentue le côté acéré et spontané de leur musique (le renouveau du rock ?). Sur scène on a l’impression de voir Sleater-Kinney ou Bikini Kill il y a une dizaine d’années. La bassiste Ellie Erickson adopte l’attitude parfaite pour entrer dans les fantasmes de l’iconographie du rock’n’roll. Le buste en arrière, fièrement campée sur ses jambes, elle toise le public avec un petit air narquois. La chanteuse Jenny Hoyston a plutôt le genre de celle qui devait être le vilain petit canard au lycée, beaucoup plus futée que ses congénères mais pas très populaire. Elle tient aujourd’hui sa revanche tellement elle personnifie bien une certaine idée du punk-rock au féminin. Et comme c’est punk et que c’est bien, le concert passe très vite. On aura un peu de rab (elles semblent contentes de l’accueil), mais on en redemanderait bien encore.
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le 12/11/2006