Michael Grigoni & Pan•American

New World, Lonely Ride

(Kranky / Modulor)

 date de sortie

04/04/2025

 genre

Rock

 style

Ambient / Folk

 appréciation

 tags

Ambient / Folk / Kranky / M. Grig / Pan•American

 liens

Kranky
Modulor

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Ces pages avaient pu relever l’évolution de Pan•American, constatée sur le très bon The Patience Fader, publié il y a trois ans, et dans lequel l’Étatsunien mettait en avant sa guitare électrique aux notes déliées, accompagnée d’une lap-steel. Poursuivant cette route, le musicien chemine, sur cet album en duo, aux côtés de Michael Grigoni, croisé ici comme M. Grig, puis sous son nom complet pour un disque avec Stephen Vitiello. Se positionnant, dès le titre de l’album, dans une veine voyageuse, voire exploratoire, du « nouveau monde » et de ses grands espaces, les deux guitaristes croisent leurs nombreux instruments (pedal steel, lap steel, dobro, guitare et mandoline) pour un résultat d’ambient-folk qui tire très régulièrement vers l’americana.

Le caractère hautement métallique des cordes, la réverbération posée sur les notes produites, la présence de quelques slides, le travail au bottleneck et l’absence d’autres instruments (hormis un synthé, comme égaré là) renforcent cette impression, au risque de tomber dans le cliché, de se trouver en plein Midwest, au coin du feu dans la douce torpeur d’un début de soirée. Quelques intitulés (Black River Song, South Canyon) invitent à une telle inclinaison, de même que ces crépitements électroniques qu’on pourrait prendre pour des craquements de feu de bois (South Canyon).

Entrelaçant leurs guitares dans des suites où chacun trace une ligne bien singulière, les deux comparses y créent des dialogues instrumentaux tirés vers le haut (Dream Of Someone). Quand la guitare électrique de Mark Nelson se pose un peu plus en avant, et opère en arpèges réguliers, on s’oriente davantage dans un registre entre post-rock et lo-fi, qu’on croise d’ordinaire dans le nord de l’Angleterre (Omni Country, Black River Song). Bien loin de l’exercice de style que la présence de toutes ces différentes guitares pouvait laisser craindre, New World, Lonely Ride offre alors une quarantaine de minutes joliment alanguie.

François Bousquet
le 15/05/2025

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