The Deep Bells

Liberté

(sound in silence / Import)

 date de sortie

30/06/2025

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Post-Rock / sound in silence / Yellow6

 liens

Yellow6
sound in silence

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Attentif aux travaux de Jon Attwood, soit en tant que Yellow6, soit avec d’autres musiciens (collaboration avec David Newlyn, participation au duo JARR), sound in silence a répondu « présent » quand l’Anglais a fait part de son souhait de publier un album du binôme qu’il forme depuis plus de vingt ans avec Jason T. Lamoreaux. Avec Jon Attwood, quel que soit le projet en cause, le rendu est assez voisin : les lentes lignes de guitares sont superposées, dans une atmosphère plutôt cotonneuse, pour une musique entre ambient et post-rock, qui s’étire dans la longueur. Liberté ne fait pas exception, avec sa durée de près d’une heure et quart, et ses huit morceaux qui voient les deux musiciens croiser leurs six-cordes.

Mélodiquement, il n’est pas forcément proposé de lignes mémorisables, puisqu’il s’agit plutôt d’enchaîner les partitions propices à laisser divaguer les pensées de l’auditeur, invité à méditer sur les limites de cette « liberté » invoquée dans l’intitulé du disque (en Français, pour faire le lien avec notre passé révolutionnaire) et sa pochette (une vue, en gros plan, de la fêlure de la cloche de la liberté de Philadelphie, ce symbole de l’indépendance étatsunienne), liberté mise à mal, nous font (courageusement ?) savoir les musiciens par le Brexit et la montée des populismes aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Europe. La bascule d’un titre de The Deep Bells à l’autre se fait parfois imperceptible, comme pour souligner la volonté d’offrir un continuum musical.

Quelques mesures d’une guitare, une nappe posée par une autre, un tapis de synthé et l’ensemble peut alors tourner pendant plusieurs minutes (les sept de Shelter, les neuf de The Falls ou les douze de Time Ticks, par exemple), accompagnant donc le public, bercé et cajolé, mais certainement pas décontenancé ou perturbé (pour un peu qu’il soit déjà habitué de ce registre). Tout juste, sur Shout Shout (morceau possiblement le plus riche du disque), un peu de saturation et de distorsion viennent parer certains accords de guitare, chargeant l’horizon, éclairci en fin du quart d’heure que dure le titre par des notes claires de clavier. Pour le reste, c’est quand même une certaine monotonie qui sourd de ce disque ; belle et caressante assurément, mais monotone quand même.

François Bousquet
le 06/08/2025

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