05/02/2026
Le Bal,
Paris
Quelques jours avant la fin de l’exposition de Marie Quéau, l’artiste invita deux musiciens français à se produire dans la salle du rez-de-chaussée du Bal, en regard de la diffusion d’une version alternative de sa vidéo Mi-chemin avant récupération. Devant un public attentif et mixte (quelques enfants, aux côtés de spectateurs plus habitués du lieu), la courte soirée, qui affichait complet, débuta même avant que la porte ne se fermât puisque la vidéo tournait déjà en boucle et qu’Oliver Clément lança sa musique sans attente.
Souffles, granulosités et bribes vocales furent ainsi proposés, avant de se parer d’une saturation progressive et d’être livrés dans un volume plus poussé. L’électroacoustique expérimentale de Galène se fit alors assez engageante, presque physiquement, nonobstant la placidité du musicien assis derrière son laptop. Aux confins de la noise, il traça des parallèles pertinents avec les images de Marie Quéau, vues en noir et blanc d’une pièce en train d’être méticuleusement détruite à la masse et à la batte de base-ball. De même, quand la vidéaste s’attachait à des apnéistes, les sons se firent plus étouffés et quelques glitchs plus sourds apparurent.
Sans temps mort, Rémanence prit la suite de cette vingtaine de minutes pour mettre en place une note tenue, distendue, triturée, comme un signal sonore malaxé et agrémenté d’effets. Sur les mêmes images que précédemment, Dario offrit davantage de poussées sonores, avec même des pointes suraiguës et des ondes chargées de saturation, pour un ensemble concentré sur un quart d’heure.
le 09/02/2026