KMRU

Kin

(Editions Mego / Import)

 date de sortie

13/02/2026

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Editions Mego / KMRU

 liens

Editions Mego
KMRU

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Habitué des festivals français pointus (Maintenant à Rennes, les Siestes à Toulouse, les 20 ans de Présences Électronique à Paris en duo avec Aho Ssan), KMRU n’avait été, jusqu’alors, recensé sur nos pages que pour ce dernier concert. Très prolifique en studio (une vingtaine d’albums depuis 2020 !), c’est à l’occasion d’une sortie sur Editions Mego qu’on prend le temps de se pencher un peu davantage sur le travail discographique du Kenyan. Pour ce Kin d’une petite heure, dédié au défunt Pita, il bénéficie, en outre, du concours, sur un morceau, de Christian Fennesz et de sa guitare caractéristique.

Cet apport s’intègre plutôt bien au propos de Joseph Kamaru, sur un Blurred long de douze minutes et dans lequel la six-cordes de l’Autrichien vient remplir encore davantage un espace sonore déjà bien chargé. De fait, le Kenyan a fait le choix, pour ce nouvel album, d’une musique entre drone et ambient, avec quelques poussées proches de la noise quand les couches se superposent dans une ampleur certaine. Un léger vertige peut aussi saisir l’auditeur, capturé dans ces entrelacs prenants et enivré par les profondeurs musicales ainsi mises en place.

Même quand la guitare de Fennesz n’est pas physiquement là, KMRU semble en conserver la mémoire, à base de distorsions, delay et de jeu sur la réverbération saturée (la fin de They Are Here, ou bien le captivant We Are). Lorsque le climat s’apaise, c’est pour laisser entrevoir quelques simili-vocalises en arrière-plan, paraissant émerger de la brume largement présente sur la pochette du LP (Maybe), ou bien pour qu’une note vibrante serve de soutien à quelques pépiements d’oiseaux (le début de By Absence). Mais, bien vite, on retourne vers des perspectives insondables, strates infiniment enveloppantes et ensorcelantes.

François Bousquet
le 25/03/2026

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