Ellen Arkbro

 date du concert

09/07/2026

 salle

Institut Suédois,
Paris

 tags

Ellen Arkbro / Institut Suédois

 liens

Institut Suédois
Ellen Arkbro

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Même lieu, même horaire : une semaine tout pile après le concert de Maria W Horn et Mats Erlandsson, retour à l’Institut Suédois pour la seconde proposition faite dans le cadre du programme estival du lieu. Face à un public plus nombreux que la semaine précédente, mais qui ne remplissait cependant pas toute la partie enherbée, l’avant-soirée s’articulait, comme celle donnée en octobre dernier à la Bourse de Commerce, autour de compositions écrites par Ellen Arkbro, mais pas forcément interprétées par elle.

Ellen Arkbro

Pour débuter, ce fut bien la Suédoise qui se posta derrière son orgue portatif en bois, pour une petite demi-heure d’accords appuyés, sans trop de jeu sur la résonance mais axant plutôt son travail sur la richesse des accords constitués de nombreuses notes, ainsi que sur la durée de chaque appui. L’aspect majestueux et enveloppant, qu’on avait pu relever lors de ses prestations antérieures, fut moins présent dans le jardin de l’Institut Suédois, compte tenu précisément de ces conditions en extérieur. Pour autant, et bien qu’Ellen Arkbro restât toujours dans une posture peu avenante (peu souriante, tout de noir vêtue, des lunettes aux chaussures en passant par la robe et les chaussettes), elle parvint à faire émerger de son instrument une forme de vibration venue de l’air passant dans les tuyaux, ainsi que des évolutions, parfois imperceptibles, de ses accords.

Adam Grauman, Samuel Runsteen & Nicole Hogstrand

Place, ensuite, à un trio de violes de gambe, pour offrir Nightsong, récente composition d’Arkbro. Assis devant l’orgue, Adam Grauman, Samuel Runsteen et Nicole Hogstrand livrèrent une demi-heure de longs aplats de cordes, marqués par un lent travail à l’archet, actif uniquement dans les graves. Les superpositions étirées et étendues qui en résultèrent donnèrent un caractère assez lancinant à l’ensemble, bien en accord avec la première partie. Quelques fondus en ouverture, provenant de l’action des archets, furent également repérés au sein d’une prestation techniquement bien exécutée mais peut-être un peu aride.

François Bousquet
le 15/07/2026

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