Docks

Migjorn

(Hidden Bay / Autodistribution)

 date de sortie

10/04/2026

 genre

Rock

 style

Post-Rock / Slowcore

 appréciation

 tags

Docks / Hidden Bay / Post-Rock / Slowcore

 liens

Docks

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Actif depuis une petite dizaine d’années, et suivi sur ces pages depuis la moitié de cette période, le duo Docks est rapidement devenu une de nos (petites) formations préférées. Régulièrement sur la route (cinq concerts déjà chroniqués) et faisant le choix de publier des versions physiques de toutes leurs sorties, le duo n’était pas encore passé au format long. Après quatre EP sur cassette, deux formats courts sur vinyle et deux sorties partagées, voici leur premier LP, paru grâce au concours de sept (!) labels, mais qu’on raccordera surtout à Hidden Bay, structure tenue par Manon Raupp (d’autant plus qu’il s’agit de sa centième référence).

Pour qui connaît la musique du duo, pas vraiment de surprise sur cet album (sauf une, on y reviendra), mais le plaisir de retrouver une quarantaine de minutes d’instrumentaux soignés, tissés par leurs guitares électriques et boîtes à rythmes. Familiers des prestations scéniques de Docks, nous nous situons en terrain très connu, très rapidement reconnaissable, mais aussi très enthousiasmant. Les lignes mélodiques se superposent aisément, tandis que les boîtes à rythmes, assez basiques, apportent leur concours en arrière-plan. Le schéma suivi est souvent le même (Strike, Losange, Mallacoota, 393) : un premier thème ou une base donnés à la guitare pendant que la seconde six-cordes assure arpèges ou ligne continue, des rythmiques métronomiques structurent le morceau, des synthés peuvent poser une nappe, un mini-break intervient avant que, pour le « refrain », une des guitares ne se pare d’une légère saturation au moment où les rythmiques se relancent.

Efficace, cette formule connaît quelques infidélités de la part des Français, quand une guitare agit davantage comme une basse, que les rythmiques se font plus sourdes (Auvent) ou bien lorsque des cris se font entendre sur un titre dans lequel les accords sont ostensiblement grattés (Compass). Plutôt surprenantes à la première écoute, ces dernières contributions, réalisées par des amis des Toulousains, semblent constituer un lien avec le versant « punk » de leur carrière (ils font partie de No Drama, groupe versé dans ce registre) mais, à la réécoute, s’insèrent parfaitement au milieu des lignes instrumentales. Autre regard vers une coloration un peu autre, Ricochets présente quelques accents orientalisants, poursuivant cette volonté de Manon Raupp et Daniel Selig de croiser à la fois leurs guitares et leurs inclinaisons.

François Bousquet
le 28/07/2026

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