Sack & Blumm

Kind Kind

(Staubgold / Chronowax)

 date de sortie

25/08/2003

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

F.S. Blumm / Harald Sack Ziegler / Post-Rock / Sack & Blumm / Staubgold

 liens

Sack & Blumm
Harald Sack Ziegler
F.S. Blumm
Staubgold

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Après s’être intéressé à F.S. Blumm avec ses deux premiers albums chez Morr Music et Staubgold (le 3eme, Lichten, vient de sortir chez Audio Dregs), on se devait de rectifier le tir en parlant de son projet avec Harald Sack Ziegler, dont Kind Kind est déjà le troisième album, après deux coups d’essais chez Tomlab puis Gefriem.

La musique du duo apparaît tout de suite comme plus expérimentale que F.S. Blumm, tout en restant facile à appréhender. Disons que Sack & Blumm osent des mélanges qui sortent de l’ordinaire et demande un petit temps à l’auditeur pour s’approprier cet univers musical.
On trouve d’une part l’atmosphère chaleureuse des cuivres dont Harald est responsable et d’autre part des sonorités d’instruments exotiques comme des percussions africaines aux sons ronds, graves et creux, ou les tintements des lames de mbira ou kalimba. Cet ensemble suffit presque à composer quelques titres tout droit sortis du passé tellement le saxophone est lointain sur Baby Bad Bug, ou sur le plus jazzy Cassius Carrera. En complément, une multitude de sonorités forme un tapis de claquements, crépitements, comme si des dés roulait sur le sol, ou si l’un des musiciens frappait des cuillers sur une pierre.

Si tout semble prétexte à faire de la musique, les instruments traditionnels ne sont pas en reste. Une flûte venue des Indes sur Baby Bass Box, des claviers responsables des mélodies de l’efficace Maria Mbira, un mélodica sur le délicieusement mélancolique Bass Car, des guitares pour un son plus occidental sur Bedroom Seven, et même un piano pour le morceau titre qui conclue l’album, superposé à une boite à musique, une voix d’enfant au loin et le crépitement d’un équivalent de marracas.
Il se dégage une certaine douceur de cette musique, jusque dans les rythmiques mélodiques de Bedroom Five qui nous rappellent les clapotis de l’eau.

Un album inclassable que l’on rangera peut-être facilement au rayon post-rock même s’il n’a rien de rock, au rayon musiques électroniques parce qu’il sort chez Staubgold, le tout passé à la moulinette world par deux allemands. Non vraiment, un disque inclassable.

Fabrice ALLARD
le 20/10/2003

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